http://www.courrierlaval.com:80/article-336559-Securite-sur-leau.html
Votre bateau est en danger, un équipier vient de tomber par-dessus bord, ou vous êtes en panne loin de la rive. Les minutes comptent. Vous devez savoir comment réagir avant que n'arrivent les secours, car cela pourrait faire toute la différence.
La radio maritime VHF est généralement le moyen le plus efficace et le plus sûr pour transmettre un appel d'alerte. Demeurez à l'écoute de la voie 16 et connaissez toujours votre position.
En cas de danger grave et imminent, utilisez la voie 16 pour contacter la Garde côtière et répétez Mayday trois fois. Puis donnez le nom de votre embarcation et sa position, la nature du problème et le type de secours requis.
Si vous avez besoin d'aide mais que vous n'êtes pas en danger immédiat, utilisez la voie 16 et répétez Pan Pan trois fois et communiquer les mêmes informations que lors d'un Mayday.
La voie 16 est réservée aux cas d'urgence et d'appel. Poursuivez ensuite votre conversation sur une fréquence de travail. Un avantage de la radio VHF est qu'en plus de la Garde côtière, les autres embarcations du secteur entendront aussi votre appel de détresse et peuvent donc vous venir en aide.
De nombreux fournisseurs de service téléphonique cellulaire offrent le service *16, qui permet d'entrer en contact avec le Centre des Services de communications et du trafic maritimes le plus proche.
Un récepteur de Système de positionnement global (SPG - GPS) est l'un des outils les plus utiles pour vous indiquer votre position précise. Le téléphone cellulaire ne constitue pas un moyen approuvé pour émettre un signal de détresse.
Pour plus de renseignements sur le Système mondial de détresse et de sécurité en mer, consulter le site Internet du Bureau de la sécurité nautique au www.ccg-gcc.gc.ca ou appeler sans frais au 1-800-267-6687.
Portez un gilet de sauvetage
«Tout s'est passé si rapidement. Vous vous amusez à plein et la minute suivante vous vous battez pour votre survie». C'est le commentaire de Dave Kimpinski après être passé à un cheveu de la noyade lors d'un accident de bateau. Dave, accompagné de son jeune fils, Curtis, remorquait sa nièce Amanda sur un tube derrière son petit bateau à moteur hors-bord. La forte vague d'une autre embarcation a déstabilisé la leur et Dave s'est penché vers son fils pour l'empêcher de tomber à l'eau. Ce faisant, c'est lui qui est passé par-dessus bord. Dave n'est pas un nageur et il ne portait pas de gilet de sauvetage. Voyant son oncle se débattre dans l'eau, Amanda a abandonné son tube et elle s'est mise à nager dans sa direction. Heureusement, elle était bien préparée pour une sortie sur l'eau et elle portait son gilet de sauvetage. Elle a pu rejoindre son oncle qui s'est accroché à elle.
Personne ne peut prédire à quel moment un accident risque de se produire. Depuis plusieurs années, le Conseil canadien de la sécurité nautique insiste pour que les plaisanciers prennent les précautions nécessaires et portent leur gilet de sauvetage quand ils vont en bateau. Il ne suffit pas de disposer de gilet de sauvetage à bord du bateau, mais bien de le porter.
Prendre garde à l'hypothermie
La navigation de plaisance est la principale activité se déroulant sur l'eau où l'hypothermie vient compliquer les choses. L'hypothermie est sous-évaluée en tant que facteur déterminant d'un décès dans les rapports des coroners sur les noyades, car il est difficile d'établir un tel diagnostic quand la victime est décédée. En revanche, l'hypothermie a été identifiée comme facteur contribuant à la noyade dans 10% des décès survenus en bateau, durant la période 2000-2004, et elle était la principale cause de décès dans 14% des décès où la noyade n'était pas en cause.
Bien que la température de l'eau était inconnue dans 57% des cas de noyade associées au bateau, durant la période 1999-2004, soit 177 noyades, l'eau était décrite comme extrêmement froide (moins de 10°C) dans 25% de ces cas. Seulement 13% des plaisanciers portaient un vêtement de flottaison individuel au moment de leur décès et la température de l'eau était aussi un facteur aggravant. La plupart des plaisanciers qui ont été victimes de noyade ne portaient pas de combinaison thermique ou de vêtement pouvant les protéger contre l'hypothermie. (Source: Les noyades au Canada - Société de Sauvetage)
Boire ou conduire, il faut choisir
Le slogan «L'alcool au volant c'est criminel» s'applique autant sur l'eau que sur la route. Selon le code de la route du Canada, un bateau c'est comme une auto. Quiconque est reconnu coupable d'avoir conduit un véhicule avec des facultés affaiblies perd son permis de conduire. Dans plusieurs endroits au Canada, la loi s'applique de la même façon si vous conduisez un bateau sous l'influence de l'alcool. Et vous risquez également de perdre votre permis de conduire une auto.
Des études canadiennes démontrent que la consommation d'alcool a été détectée ou suspectée dans 40% des décès reliés à la navigation de plaisance et que 23% des victimes avaient un taux d'alcool plus élevé que la limite légale.